À 2 ans, le médecin vérifie à l’examen du 24e mois, entre autres, si l’enfant marche, nomme des images, superpose des cubes et associe deux mots. Côté chiffres, l’OMS recommande 11 à 14 heures de sommeil, siestes comprises, au moins 180 minutes d’activité et une heure d’écran sédentaire au plus.
Les fiches sur l’enfant de 2 ans alignent des dizaines d’étapes, et un parent y trouve vite ce qui manque à son enfant. Les repères publiés sont plus courts : les questions du médecin au 24e mois, des plafonds chiffrés pour le sommeil, le mouvement et les écrans, et une liste de signes à signaler.
Ce qui est attendu vers 2 ans
Vers 2 ans, un enfant commence à courir, grimpe sur les meubles et en descend sans aide, d’après une fiche de l’UNICEF. Il dit de petites phrases de deux à quatre mots et suit des consignes simples. Il monte et descend les escaliers, ajoute Naître et grandir dans sa fiche de novembre 2023, qui situe son vocabulaire entre 200 et 300 mots et note qu’il est normal qu’il inverse l’ordre des mots.
Ces repères sont des fourchettes, pas des dates : deux enfants du même âge peuvent être à des endroits différents sans que cela dise quoi que ce soit. Le détail du langage est dans les repères de langage de 0 à 3 ans, celui de la marche dans les fenêtres de motricité.
Ce que le médecin vérifie à l’examen du 24e mois
La visite du 24e mois donne lieu à un certificat de santé obligatoire, envoyé au service de PMI du département. C’est ce que rappelle Santé.fr dans un article de mai 2020 proposé par mpedia, le site d’une association de pédiatres.
Le médecin pèse et mesure l’enfant, calcule son indice de masse corporelle, dépiste les troubles de la vue et de l’audition et vérifie les vaccins.
Pour le développement psychomoteur, l’article donne quatre exemples de questions que le médecin pose :
- l’enfant marche ;
- il nomme des images ;
- il parvient à superposer des cubes ;
- il associe deux mots.
Ces exemples tiennent sur une ligne, là où les fiches par âge en comptent des dizaines. Le médecin y ajoute les progrès de langage, l’hygiène corporelle et dentaire, le sommeil, les habitudes alimentaires, le mode de garde, la vie sociale et l’autonomie.
Le sommeil : 11 à 14 heures, siestes comprises
On lit souvent qu’un enfant de 2 ans dort de 9 à 13 heures par jour, auxquelles s’ajoute une sieste d’environ deux heures. Les lignes directrices de l’OMS de 2019 (version française de 2020) ne reprennent pas ce chiffre. Pour les enfants de 1 à 2 ans, elles recommandent de 11 à 14 heures de sommeil de bonne qualité, siestes comprises, avec des heures régulières de coucher et de lever.
La sieste est donc comptée dans le total, pas ajoutée. À partir de 3 ans, la tranche suivante est de 10 à 13 heures, avec une sieste éventuelle comprise.
Bouger, rester assis, regarder un écran : les trois plafonds
Les mêmes lignes directrices fixent des repères pour la journée entière, que résume ce tableau :
| Repère | Pour les enfants de 1 à 2 ans |
|---|---|
| Sommeil | 11 à 14 heures, siestes comprises, à heures régulières |
| Activité physique | au moins 180 minutes, de types et d’intensités variés, réparties dans la journée ; plus serait préférable |
| Immobilisation | pas plus d’une heure d’affilée en poussette, en chaise haute ou attaché sur le dos d’un adulte, et pas assis longtemps |
| Écran sédentaire | à 1 an, non recommandé ; à 2 ans, une heure au plus, moins étant préférable |
Le temps d’écran sédentaire désigne le temps passif devant la télévision, l’ordinateur ou un appareil portable. Les jeux actifs sur écran, où l’enfant bouge ou se déplace, n’y sont pas comptés.
Le « non » et les crises
« Non » fait partie des mots qu’un enfant de 2 ans aime beaucoup employer. Les crises qui l’accompagnent ont une explication dans la fiche de Naître et grandir : l’enfant ne sait pas dire ce qui le dérange et le fait savoir par des pleurs ou des comportements dérangeants. Son but n’est pas de mettre le parent en colère.
La fiche invite à chercher d’abord ce qui est en cause : l’ennui, la faim, la fatigue, l’excitation devant une nouveauté. Cette période est attendue à cet âge.
Les limites à poser sont traitées dans la page sur les limites posées à un enfant.
Les signes à signaler au pédiatre
Chaque enfant se développe à son rythme. La fiche de l’UNICEF recommande toutefois de consulter le pédiatre si un enfant de 2 ans :
- ne sait pas se servir des objets courants ;
- ne fait pas de phrases de deux mots ;
- n’imite pas les actions et ne répète pas de mots ;
- ne peut pas suivre des consignes simples ;
- ne marche pas avec assurance ;
- perd des compétences qu’il avait acquises.
Deux de ces signes, la marche et les phrases de deux mots, recoupent deux des exemples de questions du 24e mois. Un signe isolé n’est pas un diagnostic : c’est le médecin qui juge, en examinant l’enfant et en regardant son carnet de santé.
Si le développement de votre enfant vous préoccupe, parlez-en à son médecin sans attendre l’examen du 24e mois : l’article cité plus haut rappelle que le moindre souci justifie de consulter entre deux visites.
Préparer la consultation du 24e mois
Le même article conseille de noter entre deux visites les questions à poser, d’apporter le carnet de santé et la carte Vitale, et de choisir un moment où l’enfant est en forme, hors sieste et hors fin de journée. La consultation demande souvent une demi-heure, voire plus. Si l’enfant est malade le jour prévu, le rendez-vous se reprend.
Sources
- Organisation mondiale de la santé, lignes directrices sur l’activité physique, la sédentarité et le sommeil chez les enfants de moins de 5 ans, 2019 (version française 2020)
- Santé.fr, « Le suivi médical de l’enfant de 2 ans – consultation du 24ème mois », 13 mai 2020, information proposée par mpedia (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire)
- UNICEF Parentalité, « Les grandes étapes du développement de votre enfant à 2 ans »
- Naître et grandir, « Autour de 2 ans », mise à jour de novembre 2023
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